domingo, 13 de diciembre de 2015

Les 5 plus beaux marchés de Noël de France



Publié le décembre 9, 2015 par Marina García

Marché de NoëlQu’est-ce qu’un marché de Noël ? Demandons à nos élèves s’ils savent ce qu’est un marché de Noël. Cela nous permettra de voir notamment du vocabulaire spécifique de Noël. Les mots attendus : chalets (en bois) – illuminations – décorations – animations – odeurs – vin chaud – marrons chauds – lumières – ambiance de Noël – chants – hiver – froid – sapins – jouets – cadeaux – … Ils siègent dans les grandes villes pendant plus d’un mois, dès la fin du mois de novembre.

Origine des marchés de Noël : c’est une vieille tradition qui vient d’Alsace et d’Allemagne et qui remonte au XIVº siècle. Auparavant, cette tradition n’existait que dans le nord-est de la France et les marchés de Noël avaient un caractère uniquement religieux. À partir des années 90, les marchés de Noël fleurissent un peu partout en France. Aujourd’hui, l’aspect commercial ayant pris le dessus, il est rare que les municipalités n’organisent pas leur propre marché de Noël. Classement des 5 plus beaux marché de Noël

Le nord de la France est très certainement l’endroit où opère le plus la magie de Noël et ce dès la fin du mois de novembre grâce à sa collection de marchés de Noël, tous plus beaux les uns que les autres. Voici notre classement :

5º position : le marché de Noël de Lille. Direction le nord de la France, la ville de Lille, à la limite de la Belgique, héberge un joli marché de Noël sur la Grand Place, avec sa grande roue et son sapin géant de 18 mètres. Parmi les 80 chalets, vous en prendrez plein les yeux : spécialités artisanales d’ici et d’ailleurs vous attendent sur le marché de Lille.
4º position – médaille en chocolat : l’Arche de Noël à La Défense, à Paris. Si vous allez à Paris pour les fêtes, profitez de votre voyage pour vous régaler et vous plonger dans l’ambiance de Noël avec les illuminations, les vitrines de Noël, etc. : dans la capitale, la magie est présente partout ! Paris compte au total une dizaine de marchés de Noël, rien que ça ! Bonne visite ! Sur le parvis de La Défense, pas moins de 300 chalets sont installés ! Allez flâner en famille, promenez-vous et profitez des nombreuses animations. C’est un des marchés les plus grands de France ! Le marché de La Défense célèbre chaque année les Noëls du monde grâce à ces exposants venus de partout : dépaysement garanti !
3º position – médaille de bronze : le marché de Noël de Colmar. L’Alsace, on en a déjà parlé, est la région de Noël par excellence ! À Colmar, ce sont 5 Noëls en un qui vous attendent, car la ville ne présente pas moins de 5 marchés de Noël. Les petites maisonnettes sont réparties partout dans la ville. Les enfants pourront même déposer leur lettre au Père Noël dans la boîte aux lettres géante, prévue à cet effet. Cette ville d’art et d’histoire vous fera vivre pleinement l’ambiance de Noël !
2º position – médaille d’argent : le marché de Noël d’Amiens. Direction Amiens, pour une petite balade féerique à travers son marché de Noël qui s’étend sur plus de deux kilomètres. C’est le marché le plus grand du nord de la France. Passer du bon temps, s’amuser, dénicher des idées de cadeaux originales, déguster et découvrir des spécialités régionales, voilà entre autres ce que l’on peut faire au marché d’Amiens.
Et le gagnant est … : le marché de Noël de Strasbourg. Il est surtout indétrônable : c’est le plus vieux d’Europe, le plus grand d’Europe, le plus fréquenté d’Europe et il est surtout considéré comme le plus beau ! Strasbourg répond aussi au nom de capitale de Noël, il ne pouvait y avoir d’autre gagnant ! Ses 300 chalets sont répartis sur 12 sites de la ville. Retrouvez, à Strasbourg, la tradition d’un Noël alsacien traditionnel, chaleureux et surtout authentique !

En résumé, l’ambiance d’un marché de Noël, c’est comment ?

Marché de Noël_ParisPetits et grands se promènent, heureux, émerveillés.
On entend de la musique et des chants de Noël.
On déguste des spécialités régionales.
Ça sent bon la cannelle, l’orange, le pain d’épices.
Mettez vos cinq sens en ébullition !

Que vous restiez chez vous pendant les fêtes ou que vous voyagiez, la visite dans un marché de Noël s’impose, c’est l’activité incontournable du mois de décembre ! Pour terminer, cette petite vidéo très intéressante et facilement exploitable avec les élèves vous emmène au cœur du marché de Noël de Strasbourg, et vous explique aussi l’origine du sapin de Noël !

jueves, 29 de octubre de 2015

la Toussaint


Pour nous souvenir des morts en cette fête de la Toussaint nous allons connaître le cas de:Marat..et de son assassin la non moins célèbre Charlotte Corday.

La Mort de Marat par Jacques-Louis David, peint en 1793


Le 13 juillet 1793, vers 19h, Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont assassine, d’un coup de couteau, le député montagnard Jean-Paul Marat, à son domicile, alors qu’il était dans son bain.

Ce fait historique est connu. La figure de Marat ensanglanté dans sa baignoire a été immortalisée par le peintre David. Marat lui-même, une des figures de la Révolution Française, est célèbre. Mais de Charlotte Corday, que sait-on vraiment ? Sa vie ? Son parcours ? Les raisons qui l’ont motivée à ôter la vie de ce révolutionnaire engagé, député à la Convention, et auteur du journal « L’Ami du Peuple » ? Eclaircissons le voile obscur qui entoure cette jeune femme d’à peine vingt-cinq ans…
Les faits
Le 9 juillet 1793, Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont, qui préfère se nommer elle-même simplement Charlotte Corday, part en diligence de Caen, en Normandie, sa région natale qu’elle n’a jusque là jamais quittée, pour Paris. Son objectif : assassiner Jean-Paul Marat.
Le 13 juillet au matin, elle se rend au Palais-Royal chez le coutelier Badin. Elle y achète un simple couteau de cuisine. Puis elle se prépare à aller chez Marat. Cependant, la tache n’est pas facile. Marat étant régulièrement victime de menaces de toutes sortes, il est protégé par son entourage qui ne laisse entrer que ses plus fidèles alliés. Charlotte Corday fait deux tentatives qui se soldent par des échecs. Elle ne se laisse pour autant pas intimider et revient, une troisième fois vers 18h30, en prétextant à Simone Evrard, compagne du député, avoir des nouvelles de Caen de la plus haute importance. Marat, qui entend la conversation de sa chambre, ordonne qu’on la laisse entrer.
Le spectacle qui s’offre à elle est certainement loin de ce qu’elle avait imaginé. Marat, en effet, atteint d’une maladie de peau qui lui ronge les chairs, est immergé dans un bain curatif au soufre, seul remède à ses douleurs. Seuls ses bras sortent de l’eau ; devant lui est posée une planche de bois sur laquelle il écrit et travaille.
Pendant une demi-heure environ, Charlotte Corday et Jean-Paul Marat discutent. Puis c’est le meurtre. La jeune femme plante le couteau qu’elle avait caché dans son corsage dans la poitrine du député. Le coup est faible mais transperce le poumon, l’aorte et le cœur. Marat crie, Charlotte Corday peut-être aussi, et tout le monde accoure. On immobilise la criminelle (qui n’oppose d’ailleurs aucune résistance) pendant que la victime se vide de son sang. La mort est rapide.
Le 17 juillet, à 17h, elle est conduite à l’échafaud, vêtue de la chemise rouge des assassins. Pendant tout le trajet, elle regarde les Parisiens droit dans les yeux, fière et courageuse. Sa dignité lors de son exécution (curieuse, elle aurait même, alors que le bourreau Sanson lui cachait la vue de la guillotine pour ne pas l’effrayer, demandé à voir cette dernière car elle n’en avait encore jamais admiré) la fait entrer dans la légende.
Pourtant, l’acte commis par Charlotte Corday a-t-il porté ses fruits ?
Pour ce qui est de son désir de postérité historique, c’est en effet une victoire. Durant les deux cent années qui ont suivi sa mort, on a parlé d’elle. Outil de propagande politique pour les uns (notamment par Louis-Philippe sous de la Monarchie de Juillet), héroïne tragique de pièces de théâtre pour les autres (Daniel Colas a mis encore récemment en scène son personnage), Charlotte Corday fait désormais partie du patrimoine historique de notre pays.
Quant aux effets politiques de son meurtre, il en est tout autre. Certes, la mort de Marat marque une bifurcation dans la Révolution, mais pas celle que la jeune femme désirait. Le souhait de Charlotte Corday était de limiter le nombre de victimes, les massacres, faire de la France un pays républicain où règne l’ordre et la justice. Or, son crime va au contraire précipiter l’institution officielle de la Terreur, déjà entamée dans les faits. Les Montagnards, en effet, voient toujours dans ce crime un complot des Girondins. Ces derniers sont arrêtés et exécutés. Marat devient un martyr de la Révolution, son corps, transféré au Panthéon, devient un objet de culte populaire.
Même si Charlotte Corday a échoué dans son objectif politique, on ne peut cependant nier sa volonté de se faire entendre en tant que femme et il n’est peut-être pas anachronique de voir en elle, à son insu, une des premières féministes de l’Histoire.

http://www.histoire-des-femmes.com/article-pourquoi-charlotte-corday-a-t-elle-assassine-jean-paul-marat-49943121.html